Le mentorat pour l’inclusion sociale

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Intégration communautaire Ontario

La 64e conférence annuelle d’Intégration communautaire Ontario sous le thème Spark Change – Raising Awareness and Advancing Inclusion (Sensibilisation et promotion de l’inclusion sociale) s’est tenue du 13 au 15 septembre dernier à Niagara Falls. Lynne Potvin, doctorante en psychologie clinique de l’Université d’Ottawa, Frédérick Tremblay de l’Association pour l’intégration sociale d’Ottawa (AISO), deux enseignantes de La Cité, soit Sylvie Rozon du programme Interventions auprès des personnes ayant un handicap (IPH) et Isabelle Therrien du programme Intégration communautaire par l’éducation coopérative (ICEC) ainsi que Michaële Vaval et Ariane Lalonde, deux étudiantes des mêmes programmes, ont eu le plaisir d’y participer.

« L’expérience à Niagara était très enrichissante », indique Michaële Vaval. Comme nouvelle diplômée, j’ai pu voir comment les gens qui travaillent dans le domaine se réunissent pour partager des informations et des idées. »

Lors de la conférence, le groupe a présenté l’atelier Comment favoriser l’intégration à un emploi des personnes ayant une déficience intellectuelle ? Essayons le mentorat ! Cet atelier découle d’un projet du Groupe de recherche sur l’inclusion sociale en Ontario (GRISO), groupe de recherche communauté-collège-université financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) dans le cadre du Fond d’innovation sociale destiné aux collèges et aux communautés regroupant des membres de l’AISO, de l’Université d’Ottawa et de La Cité.

Le mentorat prévoit un stage intégré combinant les programmes d’IPH et d’ICEC de La Cité. L’objectif est de tester le mentorat comme outil pour la formation professionnelle et l’intégration à l’emploi et développer des compétences en tant que mentor et mentoré.

« Quel bel exemple d’inclusion ! Je trouve personnellement que la participation des deux étudiantes a beaucoup enrichi la présentation et je suis très heureuse que le GRISO nous ait permis de les inclure et de leur faire vivre cette belle expérience », indique Isabelle Therrien, enseignante au programme ICEC à La Cité. « L’implication des deux étudiantes fut également, à mon avis, le highlight de l’événement », ajoute Sylvie Rozon, enseignante au programme IPH à La Cité. « Le but ultime de cette recherche est de favoriser l’inclusion des personnes ayant une déficience intellectuelle, autant sur le plan social que professionnel. »

Frédérick Tremblay de l’AISO abonde dans le même sens : « Le fait d’avoir les étudiantes avec nous a permis de faire ressortir une expérience concrète de chacune d’elles. Je suis très heureux du dénouement de l’atelier et j’espère grandement que d’autres occasions se présenteront. » « Comme chercheure dans un milieu universitaire, je n’ai pas souvent l’occasion de présenter de façon aussi inclusive », ajoute Lynne Potvin, doctorante en psychologie clinique. « Le partage de connaissances provenant de différents milieux – universitaire, collégial, agence en intégration communautaire – en plus de la participation de deux étudiantes était unique, riche et complémentaire. Nous avons réellement vécu un moment où la recherche collaborative était vue en action ! »